Les bateliers de Lavolgas.(ou les baths Ailés)

De ce côté-ci du fleuve, le commerce des boissons fraîches se fait encore en empruntant les voies d’eau. Il est inimaginable, pour nous, de concevoir moyen de transport aussi peu fiable en un lieu aussi hostile. L’esquif plat est composé de deux longs panneaux de bois légèrement incurvés, assemblés par le milieu à l’aide d’agrafes de fer. Aussi étonnant que cela paraisse, sur cette embarcation sommaire, un batelier peut charger des tonnes d’eau gazeuse en des tonneaux de plastique bleus, rouges, jaunes ou verts, sans risquer de l’envoyer par le fond. En fait comme nous l’ont expliqué certain d’entre eux, « plus il y a de gaz dans l’eau, plus ça flotte ! ». Bien que cette explication ne paraisse pas très plausible, le fait est là : ces barges chargées de mille et cent tonneaux descendent le fleuve. Il arrive parfois que des incidents se produisent, lorsque des bords-bords à moteur croisent la lame avec ces frêles esquifs plats