Son cri a rebondi. S'est répandu. A couru le long de la contre-piste où le monde s'affaire. Il est vrai que les pesants cavaliers n'offrent point à la bête qui charge la courbe virtuose du leurre mais opposent leur poids et  leur pique acérée.

Un cri d'amertume peut-être. 

Une dépendance à la force vaincue que la désillusion révèle. Une défaite alors, ou plutôt du dépit.

Être celui qui donne l'ultime coup de pied à l'homme déjà mort.

 

 
 

 

   
Patrick Faugeras . Extrait de "la Défaillance". Éditions Lacoste, Montauban. 2002. (Collage de frontispice A.P)