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Présentation "C’était hier, l’âge d’or de la chanson. Il fallait avoir de solides épaules pour se frayer un chemin parmi les
grands. Claude Ogiz avait la carrure, l’impertinence et la fraîcheur de
la jeunesse. Le regard profond et une abondante pilosité faciale l’apparentaient à un
prêtre du rite oriental communément appelé pope. La musique pop innombrait ses adeptes. Le rock balançait ses décibels
sur la planète.
Ogiz écrivait et chantait Les banlieues de l’Univers et La petite mère
du marché de Bourg. Une personnalité, un style partagé entre fantaisie
et gravité, la colère sourde et contenue des minoritaires... Ce
Péloquin des neiges à plumes de tendresse clamait son indignation et
dérangeait par la verdeur de son propos quand la passion de la musique
se confondait avec celle de l’amour. Le temps a passé. Au fil des ans, notre homme a découvert celui du rasoir,
mais au fond, il n’a guère changé. Dans son étui, la guitare muette gardait
le ton du reproche...
Sous la pression conjuguée du remords, de sa compagne et de quelques amis, il
a consenti à sortir du silence, à renouer avec une admirable appréhension: le
trac. Les épreuves de l’existence lui ont apporté la maturité et le charisme
des êtres qui s’accomplissent dans la fidélité à leurs convictions. Les mots
ont repris les couleurs de l’aventure pour habiller des textes d’une surprenante
beauté. La musique a retrouvé son souffle et sa ferveur. Claude
Ogiz nous revient avec la force du chêne et la sensibilité du roseau.
Il nous faut l’écouter parce qu’il a le talent, la générosité et
l’authenticité des artistes véritables. Il nous faut l’écouter parce
qu’il nous offre notre propre image, unique et multiple à la fois,
intense et fragile comme la vie, tout simplement." Jean Dufour, 2005 > Site de Claude Ogiz 
Découvrir, (re-)découvrir On peut découvrir, ou redécouvrir, sur le site de Claude Ogiz plusieurs extraits de ses anciens albums et écouter quelques titres de son dernier C.D. "Danser sur le fil" |