> Céline Guillemin
         

Présentation I Affleure de peau 

Les premières images de Céline Guillemin donnaient essentiellement à voir des paysages, des fragments de rue. Si la figure était souvent absente des premières prises de vues, ou tout au moins restait discrète, souvent réduite à l'état de silhouettes ou d'ombres ou encore de traces floues, celle-ci a fini par faire irruption - on pourrait presque dire effraction - et à s'imposer dans ses travaux récents. 

Dans la série des Instantanés, retournant l'objectif au plus près de son visage, réduisant toute distance  elle nous en propose une exploration  sensible (et sensuelle). A ces autoportraits, envisagés de si près qu'ils produisent inévitablement une relation d'intimité avec le sujet, sont associés des détails d'objets ou de matière, des fragments de mots ou d'images.

Dans ces vis à vis, produits par montage, un peu à la manière d'un récit cinématographique, le tissu d'un drap, qui ourle comme une vague fait écho aux plis des lèvres, le désert froissé du lit est une plage où le coquillage de l'oreille accueille le ressac des nuits, le grain de peau se confond à celui du papier, l’encre des lettres imprimées se fond à celle de l’ombre complice du cou, ou de l'échancrure d'une épaule. Investigation partielle et pudique du corps qui s’écrit en séquences répétées mais sans cesse différentes, déclinées à fleur de peau .

Expositions

Instantanés (la salle d'attente), 02-09 I InstantanésSes nuits sont des suspens :: 

Apparations en ligne

Photographies [site perso] I Au fil des mois [blog] I Les écritures Emailées : Une vie rêvée :: L'aigre en Vert